Ultralearning

Comment assimiler une grande quantité d’informations rapidement, et réussir à maintenir un haut niveau de motivation, pour obtenir des résultats efficacement ?


J’ai toujours aimé apprendre depuis petite. J’ai grandi seule, entourée d’internet et de magazines de sciences. Très autodidacte, je me suis formée dans de nombreux domaines, sans jamais avoir lu un seul livre de productivité. La clé ? Elle vient à la base d’un réel goût pour l’apprentissage, mais aussi d’une obsession pour l’efficacité. Je préfère m’organiser minutieusement en amont, de manière à gagner un temps monstre pendant la réalisation de mon plan. Vous aurez beaucoup + de temps pour faire autre chose ensuite, et ça devient un cercle vertueux. Satisfait de vos réalisations, vous continuerez d’aller encore et toujours plus loin.

Pourquoi aimer apprendre est essentiel ?

Apprendre est satisfaisant et procure un réel sentiment d’accomplissement. Lorsque vous apprenez dans un domaine, cela peut vous resservir ailleurs. Vous pouvez alors donner naissance à encore + de connexions, lorsque vous accueillerez une nouvelle information. Les crossovers entre différentes disciplines sont intéressants. L’un de mes préférés, c’est celui entre sciences et religions par exemple.

Chaque savoir se multiplie en arrière-plan, sans que vous ne vous en rendiez forcément compte. Des connaissances d’un domaine X vous resserviront de manière inattendue à mieux saisir un concept Y. Chaque nouvelle idée assimilée devient une marche supplémentaire, vous élevant un peu plus.

Voici quelques exemples de mes sessions d’ultralearning. Le but était de réussir à assimiler une grande quantité de concepts, sur un laps de temps relativement court :

  • Code de la route : 5 fautes en 5 jours
  • Certification Microsoft : Data Analyst en une semaine
  • DSCG : un master d’expertise-comptable, assimilé entièrement en candidat libre, en 3 mois

Voici les 3 points clés que je développerai à travers cet article. Ceux-ci apparaissent dans l’ordre chronologique de l’apprentissage. Ces conseils sont non-exhaustifs et découlent uniquement de mon expérience personnelle. N’hésitez pas à contribuer avec la vôtre.

  • Étape 1 – Etablir une stratégie d’apprentissage :
    Quoi apprendre, quand et comment? LE PLUS IMPORTANT !!
  • Étape 2 – Se mettre au travail : comment créer de la motivation ?
    Réussir à ne pas procrastiner, se mettre dans un environnement propice au focus.
  • Étape 3 – Retenir sur le long-terme en exploitant vos différentes mémoires.

Etape 1 – Établir un plan d’apprentissage

L’année dernière, j’ai perdu une semaine, soit 20% de mon temps imparti, parce que je n’avais pas prévu de plan. J’ai passé la première semaine à commencer quelques trucs, mais dans le fond j’avais pas vraiment avancé… A partir de la deuxième semaine, j’ai tout minutieusement placé de manière à ne plus pouvoir m’échapper : et j’ai finalement réussi à atteindre mes objectifs !

Travailler sans plan est le meilleur moyen de ne pas avoir d’objectif à court-terme, et laisse donc libre cours à la procrastination. Etablir un plan précis et efficace est donc l’étape la plus importante du processus. Créez votre propre stratégie.

  • Ce que vous faites doit être pertinent par rapport à votre objectif. Très banal, mais important de le rappeler. Êtes-vous réellement certain que ce chemin est celui qui vous permettra d’atteindre votre objectif ? Avant de vous lancer corps et âme dans un projet, assurez vous que tous ces efforts produiront bien les effets escomptés – autrement dit, que le moyen soit bien pertinent par rapport au résultat.

  • Trouvez les connaissances. Quel que soit le domaine que vous voulez apprendre, vous trouverez une quantité incroyable d’informations sur internet. Pour aborder un sujet et comprendre ses enjeux globaux, YouTube est une excellente porte d’entrée. Il existe de nombreux vulgarisateurs sur chaque sujet. Ensuite, vous pourrez vous diriger vers des ouvrages plus spécialisés ou demander des ressources à votre réseau personnel. Et si vous ne connaissez personne…

  • Les réseaux sociaux sont une mine d’or. Twitter pour la veille et le networking. Discord pour la communauté. Reddit pour les questions-réponses. Dans la majorité des disciplines, vous trouverez du contenu gratuit. N’allez pas payer des formations payantes alors que c’est disponible gratuitement ! Rentrez en contact avec des connaisseurs. Fouillez tous les réseaux pour trouver des ressources. Enfin, autre réseau social souvent oublié mais très utile : Facebook. Les groupes ont l’avantage d’avoir énormément de membres actifs, contrairement à ce que vous pouvez penser. Par exemple pour mon DSCG, il existe un groupe de 30k membres sur Facebook, où dès que je posais une question, j’avais la réponse dans les dizaines de minutes qui suivaient. Maintenant que vous avez toutes les ressources, assurez-vous de…

  • Bien comprendre le schéma global : Ma tante dit que notre cerveau apprend par tiroir. Il faut comprendre le schéma général, avant d’ouvrir un nouveau tiroir. Pour cela ayez une bonne vision d’ensemble. N’hésitez pas à passer plus de temps au début pour prendre de la hauteur, cela vous fera réellement gagner du temps pour la suite. Cette étape s’appelle le metalearning. Pour mieux schématiser les liens et tout poser à plat, vous pouvez utiliser une carte heuristique, un tableur Excel ou encore Notion. Les cartes heuristiques, aussi appelées mindmap sont simples à utiliser car elles sont neuro-ergonomiques : elles représentent le chemin neuronal que votre cerveau va utiliser pour aller chercher une information.

  • Identifiez les points cruciaux = et donc aussi les points qui méritent moins votre attention. C’est la fameuse loi de Pareto. Ceci est très important, surtout dans le cadre d’un examen, car il faut accorder plus de temps à l’essentiel. Concrètement, faites une petite analyse statistique sur Excel pour voir ce qui tombe souvent, s’il n’y en a pas une déjà existante. Notez le nombre de pages = représentatif du volume à absorber. Et regardez quels sont les parties à fort ratio (points / temps d’assimilation), tombant de manière récurrente. Ce sont ces parties là que vous devez absolument maîtriser. Exemple : mon but étant d’atteindre une note au moins égale à 10, je n’avais pas besoin de tout apprendre. J’apprenais en profondeur les chapitres qui tombaient souvent et avaient un fort ratio points / temps d’assimilation. Les autres, je ne les ai pas lus, ni même ouverts ! Bilan : j’ai eu une meilleure note en 100 h de travail toute seule, que mes camarades qui ont passé 3 fois plus de temps en suivant tous les cours ET en révisant de leur côté.

  • Tip étudiant – Maîtrisez ces parties importantes, ou bien celles que vous appréciez + que ce qui est attendu, pour combler vos lacunes dans les autres parties. Par exemple, pour l’épreuve de droit, boss final du DSCG, je n’aimais que le droit des obligations, car je trouvais qu’il était très logique. Pour cette partie, je connaissais les numéros et articles du Code Civil par coeur, et même les évolutions historiques avec les dates des arrêts de cassation. Cela n’est absolument pas exigé au DSCG, mais ces petits plus et faits historiques que je rajoutais dans ma copie, pouvaient servir à compenser mon niveau médiocre en droit de la concurrence par exemple. J’avais réellement pris du plaisir à étudier le droit des obligations. N’hésitez pas à approfondir les parties que vous aimez, cela sera toujours récompensé !

  • Identifiez vos difficultés. On en a naturellement, il faut mettre l’accent là où on a du mal. Ça sera les parties sur lesquelles on devra travailler. Ne pas oublier : toujours bien consolider les bases, avant de zoomer au niveau le plus fin. Si vous ne comprenez pas un point, lisez un autre ouvrage, cherchez quelqu’un pour vous l’expliquer, bref multipliez les angles d’approche, jusqu’à ce que ça soit clair.

  • Prévoyez toutes vos périodes de travail avec des objectifs réalisables, précis et datés. « Réviser le droit des obligations », c’est trop vaste pour pouvoir être vérifiable ou atteignable à la fin d’une journée. A partir de quand considérez-vous que vous auriez accompli cet objectif ? A la place, « Terminer le chapitre 2 mardi 03/12 », c’est beaucoup plus concret. Sans objectifs plus petits, plus précis, vous ne créez aucun sentiment d’urgence sur le court-terme, et vous procrastinez plus facilement. Cadrer précisément vos périodes de travail est indispensable, surtout si vous avez une une deadline courte.

  • N’oubliez pas de prévoir également vos périodes de pause. Chaque personne a sa propre limite de productivité. Voici la mienne : sur une semaine intense, il me faut minimum deux demi-journées de pause. Ça peut être un mardi matin et un dimanche aprem par exemple. Prévoyez une pause pour souffler en période d’Ultralearning. En effet, les pauses font partie intégrante du processus d’assimilation. Il faut que les informations tournent comme une tâche de fond dans votre cerveau. C’est ce qu’on appelle le diffuse mode en opposition au focus mode. Le diffuse mode, vous l’avez sûrement déjà expérimenté : c’est grâce à lui qu’on a parfois des éclairs de génie dans notre lit.

  • Prenez conscience de vos périodes pics de productivité, afin de bien découper votre journée. On ne parle plus d’un planning sur un mois, mais d’un planning sur une journée ici. Certaines personnes sont plus productives le matin, d’autres le soir : on appelle cela le chronotype. Faites ce qui est le plus optimal pour vous. Si vous arrivez à focus plus facilement le matin, profitez-en pour fixer vos périodes d’assimilation le matin.

  • A titre d’exemple, voici mon découpage personnel de la journée si cela peut vous guider. Le matin – nouvelle journée : mon cerveau est tout frais, j’en profite pour assimiler de nouveaux concepts. Le midi, je prends une grande pause – 2h mini : je fais 1h de sport, je me lave et je vais manger. L’aprem, je digère, donc je peux surtout pas lire un texte sinon je m’endors haha. Bref, c’est ce moment que je choisis, pour pouvoir faire des cas pratiques : il faut que mon cerveau soit stimulé. Et pour enfoncer le clou, je fais des exos sur des notions que j’ai assimilées la veille. Ca me permet de directement vérifier à J+1 ce que j’ai retenu.

  • Le bon mindset : n’oubliez pas le sens de ce que vous faites. Travailler pour travailler est inutile sans intérêt personnel derrière, et je dirais même sans une once de passion. Enfin, je déteste dire ça parce que fait tellement bâteau : mais croyez-en vous ! Beaucoup de personnes m’ont dit que ce que je tentais était impossible : que ce soit un inconnu sur Twitter, ou encore un manager au bureau. Cela ne m’a pas découragée, bien au contraire : ça a été mon moteur, et au final, j’ai réussi. Vous n’avez pas idée du potentiel de votre cerveau si vous l’exploitez correctement. Organisez-vous bien et vous serez surpris de vous-même.


Etape 2 – Se mettre au travail & créer de la motivation

Maintenant que votre plan est établi et bien structuré, il va falloir le mettre en œuvre, ce qui est totalement différent. C’est bien beau d’écrire des objectifs, encore faut-il avoir la force de s’y tenir… Après tout, nous n’avons de compte à rendre à personne, si nous ne tenons pas nos propres engagements, n’est-ce pas ? Le but ici va être de réussir à se motiver, et d’établir un contrat avec soi-même, visant à créer artificiellement cet engagement.

  • Utilisez la visualisation, imaginez votre future vie de roi. Ne perdez pas de vue le sens de votre objectif. Restez toujours focalisés sur le résultat à atteindre. Cette session d’effort n’est qu’un moyen. Si vous voulez vraiment y arriver, rêvez les yeux grands ouverts. C’est un conditionnement par l’imaginaire. Quelques threads de chefs ici et . La visualisation est un rêve que vous vous racontez à vous-même, mais vous pouvez également parler de ce rêve à vos proches. Beaucoup disent qu’il faut « faire ses projets en secret », mais personnellement, je trouve qu’en parler rend le projet plus réel, plus concret. Il m’engage quelque part aux yeux des autres, et je n’ai donc plus le droit d’échouer : il faut que je réussisse.

  • Créez un sentiment d’urgence via une procrastination volontaire et calculée. Attention ce tip est dangereux, c’est un pari risqué mais qui fonctionne très bien sur moi, car j’adore les challenges. Il nécessite également de bien connaître ses capacités d’assimilation. Il consiste tout simplement à absolument ne rien faire, et tout donner au dernier moment ! Par exemple je me suis donné comme challenge d’assimiler un an de master en 3 semaines. Pour que ce sentiment d’urgence soit très fort, j’ai volontairement rien fait pendant 11 mois (en gros, j’ai kiffé ma vie haha), pour ensuite tout donner 1 mois avant le début des épreuves.

  • The 5-minute rule. Il existe un brain hack qui consiste à se dire « je m’y mets seulement 5 min ». Le plus dur étant le commencement, dites-vous que vous n’allez travailler que 5 minutes. Lancez ensuite un minuteur de 5 minutes, et mettez-vous directement au travail. Lorsque le minuteur sonnera, vous déciderez de si vous voulez continuer ou non. Vous l’aurez compris : il y a de grandes chances pour que vous continuez votre tâche.

  • Rentrez en mode flow. Perseus le décrit comme « un état dans lequel nous sommes tellement immergés dans un sentiment de concentration sur la tâche à accomplir que tout le reste s’efface. » C’est le genre de moment qu’on a quand on joue du piano par exemple. Il faut vraiment essayer de viser cet état de flow lors de vos sessions Ultralearning.

  • Soyez dans un endroit propice au focus. Allez dans des endroits calmes et payants de temps en temps, si vous pouvez vous le permettre. Eh oui, payer 7 € pour une boisson ou une pâtisserie, ça vous oblige à BIEN travailler une demi-journée, car sinon vous auriez payé l’emplacement pour rien ! Payer engendre un engagement de réalisation envers vous-mêmes

  • Éliminez vos sources de distraction. Mettez impérativement votre téléphone en mode avion, les stimuli permanents nous empêchent de nous concentrer. Des pensées parasites surviennent en moyenne toutes les 40 secondes. Pour ne pas se disperser, il existe un moyen de tromper votre cerveau : lui donner une tâche annexe qui va occuper la partie de vous qui divague trop. Vous remplacez donc vos pensées divergentes par un geste mécanique en arrière-plan. On a déjà tous fait ça machinalement : faire tourner un stylo, jouer avec une boule de papier ou un capuchon… Sachez qu’il existe des objets prévus à cet effet, habituellement prescrits aux gens qui ont des TDAH. On les appelle fidgets : ceux-ci peuvent vous aider à focus sans vous éparpiller.

  • Éloignez-vous des personnes toxiques, pour vous focaliser sur vous en période Ultralearning, sans être envahi par des contraintes émotionnelles. N’ayez pas peur de refuser de leur apporter de l’attention. C’est vous qui comptez à ce moment et si ces personnes ne sont pas capables de le comprendre, alors elles ne vous veulent pas réellement du bien. Vous ne vivez pas pour les autres, mais pour vous. Si vous souhaitez accomplir vos objectifs, vous avez besoin de moments de focus. N’importe quelle personne saine est censée le comprendre.

  • Trouvez un partenaire. Juste une personne peut vous suffire. N’hésitez pas à partager votre avancée et vos interrogations avec quelqu’un qui est confronté au même challenge que vous. Ensembles, on avance plus vite.

  • Créez vos propres récompenses. Qui de mieux que vous pour savoir ce qui vous fait du bien ? Offrez-vous un cadeau. Quelque chose que j’avais commencé à mettre en place pour me motiver financièrement, c’était de mettre de l’argent de côté à chaque accomplissement, comme 20 € par chapitre assimilé. Quand j’avais appris tous les chapitres, je me retrouvais avec 600 € que j’avais durement mérité. C’était un cadeau de moi du passé à moi du futur. J’avais gagné le droit de faire ce que je voulais de cette somme.

  • Joignez l’utile à l’agréable. Dans la continuité du point précédent, il faut rendre cette tâche pénible la plus attrayante possible. Le travail et le mérite ne découlent pas de la souffrance. Essayez de kiffer le plus possible ce que vous faites. Par exemple, je me suis acheté le combo iPad / Pencil, pour pouvoir travailler de manière très nomade. Terminé ordi + cahier + classeur + trousse, TOUT dans la tablette ! Cela a grandement facilité ma période Ultralearning. Travailler était devenu nettement plus agréable, et beaucoup plus pratique. Je prenais même du plaisir à faire mes fiches.


Etape 3 – Retenir

Après avoir réussi à vous mettre au travail, et à effectuer quelques sessions de travail, les premières étapes d’ancrage sont en place. L’objectif maintenant va être de retenir sur le long-terme ce que vous avez appris : de passer du stade de la compréhension à celui de la mémorisation.

  • Exploiter ses différentes mémoires. Savez-vous de quelle façon vous retenez le plus ? Les mémoires visuelles vont faire des fiches colorées. Les mémoires auditives peuvent s’enregistrer et s’écouter elles-mêmes. Si vous êtes aussi chanceux que moi et disposez des deux, utilisez-les pour varier l’apprentissage. Exemple : chapitre 1 auditif, chapitre 2 fiches. C’est moins ennuyant et plus stimulant d’apprendre de différentes manières.

  • Pratique et répétition. La fameuse courbe d’Ebingghaus indique le taux de rétention d’une information en fonction du temps qui passe. Si on ne la revoit pas, on l’oublie. Il faut donc créer des points de relecture et révision fréquents au sein d’une période d’ultralearning. Concrètement, je vais toujours relire le matin ce que j’ai appris la veille. Fixez-vous des points relecture à J+1 et J+7. Utilisez des flash cards si vous avez le temps d’en faire. Ce sont simplement des cartes question / réponse. C’est pas mal pour retenir des définitions, des dates ou des formules par exemple.

  • Ne pas être passif dans son apprentissage. Seulement surligner et relire est la méthode la moins efficace pour apprendre. A la place, repartez carrément d’une feuille blanche, et voyez ce que vous pouvez restituer à partir de : rien. On apprend mieux en faisant sortir les données qu’en tentant de les faire rentrer. Ressortir des informations permet une meilleure assimilation car elle vous oblige à faire des liens entre différents concepts. C’est en forçant votre mémoire à parcourir les mêmes chemins neuronaux que vous retiendrez ce que vous voudrez. Considérez qu’un sujet est acquis si vous êtes capable de le réexpliquer et de l’enseigner à quelqu’un d’autre.

  • Soyez actifs dans votre apprentissage : pratiquez et testez-vous régulièrement. On apprend par l’erreur. Pour apprendre très vite le Code de la Route, j’ai noté une à une toutes mes erreurs, que j’ai regroupées ensuite par catégorie. En 5 jours, je faisais moins de 5 fautes. Des études ont montré que c’est lors des examens que les étudiants progressaient le plus.

  • En deadline courte, il faut arrêter avec la théorie, place à la pratique ! Pour les épreuves de droit et de comptabilité du DSCG, j’avais commencé à ouvrir des manuels puis j’ai réalisé qu’ils me faisaient perdre un temps fou… A la place, j’ai fait et refait pleins de cas pratiques, jusqu’à les maîtriser parfaitement. Je comprenais la théorie par la pratique, c’était 10 fois plus rapide que lire 20 pages. Comme j’essayais de vraiment comprendre la logique derrière, j’ai fini par maîtriser chaque sujet. L’autre bonus – une pierre, deux coups : vous êtes directement prêts pour savoir ce qui est attendu à l’exam. A force de voir la même question dans 5 cas pratiques différents, vous comprenez qu’il s’agit d’un point important : et donc vous l’apprenez sur le bout des doigts. Vous l’aurez compris, s’exercer à l’examen final est le meilleur moyen pour apprendre.

  • Pour les plus curieux d’entre vous, intéressez-vous au fonctionnement cognitif de l’apprentissage. Pas besoin de chercher bien loin pour ça : le plus accessible c’est encore une fois YouTube. Idriss Aberkane parle de neuroergonomie. Je vous recommande également le BOSS inégalé de la productivité Ali Abdaal : médecin, entrepreneur, youtubeur, investisseur, illustrateur, musicien. Big up également à Quentin, un vrai couteau-Suisse made in France !


Voilà, c’est la fin de cet article, qui se démarque particulièrement des autres, car il n’invite pas à la réflexion mais agit comme un petit guide d’astuces pour apprendre plus efficacement. Cet article est souvent mis à jour. Je vous conseille de le garder quelque part, de revenir dessus de temps en temps, si vous avez une baisse de motivation ou de rigueur. Une première lecture ne suffira pas à bien mettre en place ces habitudes.

N’hésitez pas à m’envoyer des conseils, partager votre expérience personnelle, ou toute autre ressource utile. On est là pour progresser tous ensembles. Force à vous et à vos projets. On se retrouve au sommet dans 10 ans !

@lalydah

Routine, ennui, bonheur.

210416/ « En fait la vie est trop monotone : c’est pour ça qu’on est triste, et qu’on finit forcément par aimer tout ce qui sort de l’ordinaire. Ensuite, vient le moment où tout ce qu’on aimait devient lassant à force de trop le faire… »


On vit dans l’ère du micro-divertissement, entouré de tous ces réseaux sociaux provoquant des mini pics de dopamine. Chaque réaction positive de la part des autres engendre une satisfaction immédiate, confortant ainsi notre ego et notre besoin d’estime. Cette rétribution quasi-instantanée se fait chaque jour, même chaque heure pour les plus accros. On ne sait pas s’arrêter et on a tellement tout immédiatement qu’on ne sait plus s’occuper. Un de mes collègues désigne cette génération la « génération micro-ondes » : on veut tout, tout de suite. Le créateur du like de Facebook disait à quel point il se sentait coupable de l’état du monde actuel. Idem, pour celui de l’iPhone. Ces innovateurs ont interdit à leurs propres enfants d’utiliser les réseaux sociaux. On devient dépendant de ces mini vidéos au format TikTok, de ces mini pics d’information insolites prenant la forme de tweets ou d’articles. Puis, on finit par s’ennuyer à force de trop d’abondance. On a à notre disposition des sources illimitées de distraction et pourtant on n’arrive toujours pas à s’occuper. Avec Internet, on peut quasiment tout apprendre, tout regarder, tout écouter. On peut tout aussi sortir prendre l’air dehors, lire un livre ou faire des activités créatives. Alors, pourquoi s’ennuie-t-on? Allons chercher quelques réponses du côté de la philosophie.

Disclaimer : le passage suivant vient entièrement d’une conférence d’André Comte-Sponville. Je ne l’ai pas réécris car la rhétorique appliquée est si parfaite que je refuse de reformuler ce passage.


Quand je désire ce que je n’ai pas, c’est ce que Schopenhauer appelle la souffrance : j’ai faim et je n’ai rien à manger : souffrance. Je l’aime, elle ne m’aime pas : souffrance. Mais lorsque j’ai, ce qui dès lors ne manque plus, donc que je ne désire plus, il n’y a plus de souffrance car il n’y a plus de manque. Ce n’est pas le bonheur, il n’y a plus de désir. C’est ce que Schopenhauer appelle l’ennui. L’ennui ce n’est ni le bonheur, ni le malheur. C’est l’absence du bonheur, au lieu même de sa présence attendue.

J’avais rendez-vous avec le bonheur. Je me disais « qu’est-ce que je serais heureux si« , « qu’est-ce que je serai heureux quand« . Le « si » se réalise, le « quand » c’est aujourd’hui, mais je ne suis pas heureux pour autant. Le bonheur m’a posé un lapin. C’est pas que je sois malheureux, simplement je m’emmerde.

Ainsi toute notre vie oscille, comme un pendule de droite à gauche, de la souffrance vers l’ennui. Souffrance parce que je désire ce que je n’ai pas, et que je souffre de ce manque. Ennui, parce que j’ai, ce que dès lors je ne désire plus.

Souffrance du chômeur, ennui du salarié.
Souffrance du chagrin d’amour, ennui du couple.



L’ennui vient avec la lassitude due à la disponibilité et l’abondance d’une chose que l’on désirait auparavant. Lorsque la disponibilité d’une chose augmente, la satisfaction retirée de sa consommation diminue. Les économistes néoclassiques utilisent le terme d’utilité marginale décroissante pour qualifier cet effet. -L’utilité devient donc une sorte de synonyme économique du mot « satisfaction ».- Logiquement, cette satisfaction décroît à mesure que l’on bénéficie du même bien ou service. Par exemple, si l’on possède déjà un smartphone, l’utilité apportée par un smartphone supplémentaire est faible, comparée à la situation où l’on en possède aucun.

Cette démonstration montre que la valeur des choses vient de leur leur faible nombre d’apparitions. Ainsi, le désir naît du manque, et c’est lorsque ce manque disparaît que l’ennui apparaît. Sans manque, donc sans désir, quelles motivations reste-t-il?.. Comment trouver le bonheur, que faudrait-il combler? De quoi pourrions-nous avoir besoin?

Si on veut utiliser une théorie du besoin, ça tombe bien, Maslow les a déjà classifiées. Sa célèbre pyramide classifie les différents besoins de la manière suivante : les besoins physiologiques, de sécurité, d’appartenance, d’estime puis enfin le besoin de s’accomplir. Si l’argent résout indéniablement les deux premiers paliers de besoins, les derniers restent toujours à conquérir. Le manque dû à l’argent étant principalement matériel, il faut chercher ses sources de bonheur dans les choses qui ne nous sont pas déjà accessibles via l’argent. Ainsi, les nouvelles sources de bonheur et de distraction se retrouvent en soi-même, ou en les autres. Un célèbre philosophe a dit un jour

Ce qu’on n’a pas, ce qu’on n’est pas, ce dont on manque, voilà les objets du désir et de l’amour. » – Platon

Alors, que voulez-vous faire? Qui voulez-vous être? Où souhaitez-vous aller?

Intelligence, souffrance, croyance.

Octobre 2016 – J’avais 18 ans.
« Les humains sont juste des bêtes dotés d’intelligence. Plus on est intelligent, plus on souffre. Les animaux souffrent moins que les hommes, ou du moins, ils ont moins matière à être anxieux. Nous, on se prend la tête avec des problèmes compliqués, on ressent des sentiments complexes et douloureux à cause de nos propres dogmes.« 


Par exemple, le féminisme n’existe pas chez les singes, parce que leur sentiment d’appartenance est limité à la tribu ou à la famille proche. Ce besoin d’affirmation et d’appartenance à un groupe social n’est aussi développé que chez les humains. Au fur et à mesure du temps, sont apparus des schémas de pensées, des comportements, censés être justifiés pour la plupart par l’évolution.

C’est le contexte social que nous avons créé, qui est à l’origine de la plupart des maux : parce qu’on doit réussir, parce qu’on veut être libre, parce qu’on n’est pas comme les autres, ou encore parce que l’on est une femme. Toutes ces raisons nous mettent sous pression et nous poussent à nous questionner. Les personnes qui s’interrogent sur leur place dans le monde se sentent naturellement plus concernées par ces causes, tandis que celles qui se contentent de vivre leur vie sont sûrement plus heureuses. Pour reprendre les exemples des animaux : rares sont ceux qui ont conscience d’eux-mêmes. Se reconnaître dans un miroir est déjà signe d’une grande intelligence de leur part. Ainsi, se préoccuper de ces méta-questions serait totalement inimaginable pour eux. C’est notre volonté à vouloir donner du sens à tout, et notre capacité à interpréter qui nous rend malheureux. La souffrance humaine aurait pour cause intrinsèque l’intelligence de notre espèce. [1]

Exemples :
– J’avais une prof de philosophie au lycée, qui nous parlait de son ex-mari. Tous deux avaient un doctorat en philosophie. Elle nous avait dit à quel point son mari était malheureux, à cause de toutes ces questions qu’il se posait.
– Dans une conférence TED, Elif Shafak racontait également à quel point tous les conférenciers qu’elle rencontrait étaient blasés, et limite dépressifs. [2]

Est-ce que les gens intelligents seraient statistiquement plus malheureux que d’autres?

Je n’ai pas encore trouvé d’études ou de chiffres à ce sujet, mais j’en suis quasiment sûre. Les questions existentielles, et les grèves -comme celles que nous traversons- sont la problématique des pays développés. A l’inverse, dans une nation où les besoins primaires ne sont pas satisfaits -comme les besoins physiologiques et besoins de sécurité-, les individus n’iraient pas chercher à satisfaire leur besoin d’appartenance en priorité. Il y a probablement peu de féminisme en Syrie, parce que les personnes cherchent surtout à se mettre en sécurité, avant de vouloir rétablir l’égalité homme-femme. Il n’y a pas de militants écologiques dans les pays sans eau potable, car ces nations pensent d’abord à survivre au quotidien, avant de réfléchir au futur commun de la planète.

L’Humain est très fort pour se créer des problèmes -dont les fondements n’ont pour limite que son imagination- bien qu’ils se répercutent dans le monde réel. Ce sont ses valeurs qu’il défend, ses barrières invisibles qui le maintiennent à l’écart, ou encore ses propres angoisses parfois injustifiées, qui le font se révolter pour des causes imaginaires [3]. C’est parce vous vous façonnez une toute autre réalité dans votre esprit, que pour vous quelque chose ne va pas. Il existe en fait une contradiction entre la réalité, et vos principes. Ce qui se passe, n’est pas ce qui devrait se passer normalement, selon vous. Vous avez un autre idéal en tête. Chacun a ses propres valeurs, personne n’aura jamais exactement la même opinion que vous, sur tout.

Tout le monde se croit rationnel. Même ceux que vous considérez comme irrationnels, agissent au nom de leur rationalité. On vit chacun dans notre réalité : ils voient A, nous voyons B. Nous ne sommes pas d’accord, et nous ne le serons jamais. Le problème avec cette réalité protéiforme, c’est qui sommes-nous pour juger de celle des autres? Est-ce qu’il existe même une vérité unique, en excluant l’éthique et la morale?

Notre complexité est notre faiblesse, mais elle est également notre plus grande force.


Fun fact : cette pensée date d’Octobre 2016, je regardais Bates Motel. J’ai pensé à ça quand j’ai vu à quel point les deux protagonistes (fils et mère), arrivaient à se rendre malheureux l’un l’autre, bien qu’ils souhaitaient chacun le bonheur de l’autre. C’était leurs angoisses, leurs principes qui les empêchaient de trouver le bonheur. En d’autres mots : ils se prenaient la tête pour rien, en s’infligeant tous deux une souffrance inutile.

Remarques
[1] C’est un principe facile à poser. Evidemment, des facteurs externes peuvent rendre malheureux une personne, comme un environnement toxique et opprimant. Ceux-ci vont même davantage influencer la santé mentale que l’intelligence de la personne.
[2] Cette femme me fascine. Je la trouve inspirante. Sa manière de parler, ses métaphores, ainsi que son parcours scolaire, en font une intéressante conférencière et auteure. Je recommande à toutes les femmes qui cherchent à atteindre l’éloquence de regarder cette prestance. Une partie de ce qui est écrit dans cet article est inspirée de ce qu’elle dit dans ce TED talk.
[3] Yuval Noah Harari explique très bien ce phénomène de croyance imaginaire dans l’incontournable libre de Homo Sapiens.

Espace-temps

Janvier 2016 : « À chaque instant, notre monde se constitue d’êtres différents, qui vivent des périodes historiquement différentes, parlent des langues différentes, et donc vivent des choses différentes. Tout le monde, tous les êtres de cet univers ont une vie régie à la fois par l’espace, par le temps. A chaque seconde qui passe, chaque année qui s’écoule, des événements ont lieu et le monde varie un peu plus. Certaines personnes meurent après avoir marqué le monde, pendant que d’autres naissent en ayant juste apporté leur existence à leurs proches. Le tout va former un univers différent à chaque moment, à chaque endroit.

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Cette notion de monde unique, pour un espace-temps donné, est totalement logique. Cependant, elle repose implicitement sur deux principes de base.

  • Premièrement, le temps est linéaire : chaque chose qui s’est passé ne se reproduira pas exactement pareil, sauf coïncidences rares. On avance du passé vers le futur. Ainsi, chaque période est différente, et chaque évènement l’est aussi.
  • Deuxièmement, l’espace n’est pas dupliqué : le monde matériel et observable n’est que celui que nous connaissons. Il est en trois dimensions : hauteur, largeur et profondeur. Chaque point de l’espace est unique, tel un point sur un graphique (x, y, z). Il ne peut y avoir un point qui correspondrait à deux espaces en même temps. Cela signifie qu’il ne peut n’y avoir qu’un seul espace possible pour chaque être.

Ce qui est intéressant, c’est que ces deux principes peuvent facilement être remis en cause. Que se passerait-il si le temps n’était pas linéaire? Et si l’espace existait sous des dimensions supplémentaires qui nous étaient inconnues? Comment serait le monde alors?

Si le temps n’est pas linéaire, une des hypothèses dit qu’il serait cyclique [1]. Un temps cyclique signifie qu’on revivrait la même vie, encore et encore. Cette théorie qui semble tirée par les cheveux n’est pas invraisemblable, et expliquerait même plusieurs phénomènes.

  • Tout ce qui se passe dans notre monde est cyclique : le cycle de l’eau, la rotation d’une planète autour d’un astre, la respiration et la photosynthèse, la vie et la mort, etc. La cyclicité est donc un phénomène récurrent et observable, partout dans la nature.
  • Et si le Big Bang qui a abouti à la création de l’univers s’était en fait déroulé plusieurs fois? Le Big Bang serait l’explosion, et le Big Crunch serait l’implosion, une sorte de Big Bang à l’envers. Le monde se forme puis se déforme de la même manière, et nous vivons la même vie à chaque fois. [2] L’univers est pleine expansion, c’est un fait connu. Cela signifie que plus le temps passe, plus les astres s’éloignent les uns des autres, un peu comme si on mettait tout l’univers sur un t-shirt, et qu’on étirait celui-ci. Avec cet univers qui grandit sans cesse, une implosion aurait lieu : le Big Crunch. L’univers redeviendrait concentré en un seul point, comme si on mettait le t-shirt en boule. Puis l’univers exploserait à nouveau : et là c’est le Big Bang.
  • Si le temps est cyclique, cela expliquerait pourquoi on pense se souvenir de choses, qui ne se sont en fait pas déroulées. Il s’agirait de souvenirs venant d’une ligne de temps, passée ou parallèle, comme dans Steins;Gate. Ainsi, les faux souvenirs qu’on appelle aussi sous le nom d’effet Mandela seraient justifiés, si le temps n’est pas linéaire. L’effet Mandela est un phénomène qui apparaît lorsque plusieurs personnes sont persuadées d’une réalité qui n’existe pas. Par exemple, beaucoup de gens pensent que le bonhomme du Monopoly a un monocle, alors que non. Mais alors, pourquoi autant de personnes auraient un même souvenir? Il n’est peut-être pas être faux, si un grand nombre de personnes le partage. Et si ce souvenir était vrai? Ce serait alors, un souvenir provenant d’un autre espace-temps que celui-ci. Ils se sont trompés d’un ou plusieurs temps, une sorte de bug de la matrice.
  • Le temps cyclique explique aussi l’impression de déjà-vu, qui fait qu’on a l’impression par moment d’avoir déjà vécu une situation particulière. Cette impression serait alors réelle : on aurait déjà réellement vécu cette scène.

Si l’espace existe dans d’autres dimensions, alors cela signifierait que nous existons sur différents plans à la fois.

  • Chaque fois que nous prenons une décision, alors nous empruntons tous les chemins à la fois. Il existerait une dimension où vous avez choisi A, une autre où vous aurez choisi B. Cette théorie s’appuie sur la physique quantique, avec la fameuse expérience des fentes de Young. On place un dispositif permettant de savoir par quelle fente un électron va passer. Il y a deux fentes, et celui-ci ne peut passer logiquement que par l’une des deux. En mesurant ce qui se passe sur chaque fente, on observe que l’électron emprunte les deux fentes à la fois. Cette théorie physique peut facilement s’extrapoler au niveau de notre existence. Et si nous aussi, on empruntait tous les chemins à la fois? On existerait dans différentes réalités, encore ici comme dans Steins;Gate.
  • Les dimensions multiples expliqueraient également l’effet Mandela, puisque notre faux souvenir, viendrait d’une dimension alternative.

Nous voyons donc facilement que le monde n’est pas si unique que ça. Il suffit qu’un des principes régissant l’espace-temps soit infondé pour que la perspective de mondes parallèles ou de temps cyclique apparaisse, et ainsi prouve l’existence des mondes multiples.

Voilà, c’est la fin de cet article, qui part un peu dans tous les sens. J’ai mis des liens sur tous les termes utilisés pour que vous puissiez aller vous renseigner. Je précise que ce que je dis s’appuie uniquement sur des choses apprises à droite à gauche, je ne suis experte en rien. Et évidemment, tout ceci n’est que théorie, je ne prétendrais jamais avoir la vérité. Pour finir, je conseille d’aller voir l’incontournable vidéo de Didi Chandouidoui sur les théories de la vie.

Remarques :
[1] -On ne remettra pas en cause ici l’existence-même du temps.-
[2] -Pour vous expliquer brièvement ce qu’est le Big Crunch, pensez à la naissance et à la mort des étoiles. Les étoiles ayant une masse plus lourde que les objets environnants, elles aspirent ceux-ci et deviennent toujours de plus en plus lourdes. Ce phénomène continue jusqu’à ce que l’étoile devienne tellement lourde et qu’elle ne puisse plus supporter son propre poids. L’étoile va alors imploser et déformer l’espace autour d’elle. Elle devient alors ce qu’on appelle un trou noir, c’est à dire un petit point dans l’espace qui a une masse anormalement lourde. Maintenant que vous avez la base, nous pouvons aller plus loin.-

Corbeille

Avril 2016 // « Il existe bien un deuxième monde, parallèle au nôtre, puisque les esprits existent mais qu’on ne les perçoit pas. Les esprits sont une trace des êtres qu’ils étaient avant de mourir.

Le monde des esprits est donc un deuxième monde, qui sauvegarde les personnes qui ont été supprimées dans le premier. Un peu comme une corbeille, qui regroupe tous les fichiers morts. »

Quand on place un fichier dans une corbeille, c’est parce qu’on ne veut plus le voir ou qu’il ne nous est plus utile.

Et si notre monde actuel était la corbeille d’un autre monde?

Cette hypothèse n’est pas infondée, et ressemble un peu à Matrix. Après tout, les humains créent des mondes virtuels à travers les jeux-vidéos. Ceux-ci étaient en 2D sur des simples écrans, on arrive maintenant à faire des jeux submersifs. Ce qui se fait actuellement n’est que le prémice, de ce qui se fera en l’an 3000.

Et si notre monde était la création d’un autre monde? Plus avancé que le nôtre?

On pourrait être une simulation créée par des êtres beaucoup plus intelligents que nous. Après tout, on est déjà capables de créer des personnages virtuels et de les contrôler à notre guise. On sait donc qu’il est possible de contrôler des entités virtuellement : quand on joue aux Sims, ou quand on décide de ce que fera Stephan dans Bandersnatch

Et si Dieu était juste un simple joueur? De la même manière que nous, quand on jouait aux sims?

Cette question pose le problème du libre-arbitre : si une personne contrôle notre vie, ou bien oriente les événements qui s’y passent, alors tout est programmé ou décidé, et rien n’est laissé au hasard. Le destin ne serait donc qu’une notion qui s’expliquerait informatiquement.

(Cette possibilité a d’ailleurs déjà été parfaitement illustrée dans un film qui était sur Netflix et qui a été supprimé il y a peu. Dans ce film, Dieu est un connard alcoolique qui bat sa fille et s’amuse à jouer avec les humains sur son ordinateur. Envoyez le nom du film en DM si vous vous en souvenez svp!)

Rêve

Avril 2016 // Un rêve, c’est une suite d’évènements imprévisibles, mais enchaînés logiquement.

Suite d’évènements imprévisibles,

Un rêve est chaotique. A partir des variables de départ, des évènements initiaux, il est totalement impossible de prévoir la suite. Même si j’arrive à être plus ou moins lucide dans mon rêve, en contrôlant des choses pour me sortir de certaines situations, je n’arrive pas à contrôler les évènements qui s’y déroulent.

mais enchaînés logiquement.

Les rêves ne sont pas pour autant dénués de sens logique. Je ne parle pas de leur signification ou de leur interprétation au sens de Freud. Je dis juste chaque évènement est une conséquence d’un autre évènement. Même si ces évènements peuvent rarement se dérouler dans cet ordre dans le monde réel, ils ont tous un lien, un connecteur, qui fait la passerelle d’un évènement A à un évènement B.

Comment un évènement peut-il en entraîner un autre, et ainsi former un rêve logique? Quel est le déclencheur de cet évènement imaginaire dans notre esprit?