Théorie métrique

Déf : En physique, la théorie métrique de la gravitation est une théorie relativiste. La relativité générale est la plus simple des théories métriques. Elle interprète la gravitation en fonction de la métrique du référentiel de l’observateur de l’espace-temps.

Je me suis toujours définie comme agnostique. J’aimerais exposer mes pensées sur l’existence potentielle d’un Dieu. Ceci ne sont que des hypothèses. Je tenterai ici d’apporter des pistes de réponses à ces deux grandes questions : 1. Est-ce que Dieu existe ? Et 2. Quel est le sens de notre vie ?

Tout dépend du référentiel choisi. Vous êtes libres de créer votre propre cadre du monde et de vous y conformer, ou bien d’adhérer aux théories les plus répandues, comme celle de l’enfer et du paradis. Examinons ensemble plusieurs hypothèses des causes et raisons de notre existence :



Supposons que chaque chose ait nécessairement un créateur. Nous existons donc de la main de ce créateur. Appelons-le « Dieu », pour faire plus simple. Voici quelques questions en vrac qui nous permettront d’avoir des bases de réflexion :

  • Qui est Dieu ? Ce serait donc la première conscience ayant engendré, de sa propre volonté, tous les événements qui ont conduit à notre existence.
  • Comment est apparu Dieu ? On pourrait aussi imaginer que Dieu lui-même soit le fruit du hasard des événements.
  • Si Dieu est apparu du hasard, est-il toujours un Dieu ? Il ne serait pas différent de l’apparition de l’Homme sur la Terre. Il serait juste un niveau de vie au dessus-du nôtre.

De ces premières questions, naissent les caractéristiques du « Dieu » dont je veux vous parler. Il semblerait que pour caractériser un Dieu, il y ait trois postulats a minima :

#1. Un Dieu est doté d’une conscience. Il contrôle délibérément ses actions et agit dans un but ordonné, précis et non-aléatoire.

#2. Il doit de fait être la première cause, celui qui a créé les conditions initiales menant à notre existence.

#3. Dieu ne doit pas être né du hasard. Cela est réalisable à la seule condition que Dieu existe depuis toujours.


Si un être existe depuis toujours, il n’est jamais apparu, et il ne disparaîtra jamais. Cela signifie que le temps n’a aucun effet sur lui. Ne subissant pas l’écoulement du temps de la même manière que nous, Dieu serait à la fois dans le passé, le présent et le futur. Son temps n’est pas linéaire, et l’espace ne limite pas ses mouvements non-plus. Le concept d’espace-temps ne s’applique pas à cet être suprême.

Le fait que l’espace et le temps soient des concepts qui ne s’appliquent pas à Dieu est même un pré-requis logique de son omnipotence. Dieu est partout à la fois et à chaque moment, en même temps.

Si le temps n’est pas linéaire pour Dieu, seuls nous sommes enfermés dans cette spirale du temps.

Si Dieu existe depuis toujours, le temps n’est qu’une illusion.



Puisque toute conséquence a une cause, notre monde découlant d’un Big Bang, possède un créateur. Mais qui nous prouve que ce dieu, n’est pas lui-même gouverné par un autre dieu ? Il pourrait exister derrière lui tout un système que nous ne connaissons pas. Par exemple une civilisation de plusieurs dieux, contrôlée par un être encore supérieur.

Si un tel système existait, celui qui mériterait le titre de Dieu devrait être la cause initiale, la cause de toutes les causes, celui tout en haut de la pyramide. Toutefois, rien n’indique que le sommet de l’existence est si proche de nous. Il apparaît plutôt prétentieux de notre part, de nous croire si proches du Créateur originel. On pourrait se demander combien il y aurait de niveaux de vies différents du nôtre. Et si le Créateur originel se situe tout en haut de la pyramide, à quelle échelle se situe-t-on par rapport à lui ?

Nous ne pouvons saisir la complexité de ce qui trouve au-delà de notre portée, au-delà de l’univers, de tout ce qui nous est matériellement accessible. Nous sommes limités de fait conceptuellement. Qu’est-ce que j’entends par limite conceptuelle ?..

Imaginez si on expliquait le concept d’un parc d’attraction à une fourmi. Elle n’en comprendrait pas le but. De même, les concepts d’argent et d’entreprise lui seraient insaisissables. Une fourmi a un mode de vie qui ne correspond pas du tout au nôtre, et ne peut comprendre notre monde avec ses concepts limités de fourmi.

Les hommes sont des fourmis par rapport à Dieu.



Nous essayons toujours de trouver un sens à la vie, en lui donnant une signification, une finalité. Pour cela, il existe différentes sciences, religions et courants de pensée plus ou moins ésotériques, mais on ne fait qu’inventer des histoires et se persuader de leur réalité.

La vérité, c’est que nous ne savons rien, et nous ne saisirons jamais la complexité de la réalité.

Même si un Dieu, une IA, ou une civilisation très avancée nous aurait créé, on ne saurait comprendre pourquoi. Examinons ici plusieurs hypothèses, toutes les plus farfelues que les autres :

  • Hypothèse 1 : La simulation
    Est-on une simulation lancée pour pouvoir analyser le monde ? Une sorte de laboratoire anthropologique, sociologique, civilisationnel ? Le but serait d’apprendre de nos erreurs, en étudiant comment notre monde s’effondre – c’est ce qu’on appelle la collapsologie. Imaginez si on était nos propres créateurs. Dans un futur hypothétique, l’humanité arrive à créer une conscience informatique qui parviendrait à sauver le monde. Pour trouver la solution, elle fait tourner plusieurs versions du monde où elle étudie ce qui cause les effrondrements. Notre monde ne serait que l’itération 292716 d’un programme puissant, qui cherche à apprendre de ses erreurs.
  • Hypothèse 2 : La création d’un être suprême
    Et si on avait tous une part de dieu en nous ? Et si la somme de nos existences permettait d’élever un être suprême ? Cela permettrait de créer un être avec une expérience de la vie qui serait totale. Cette hypothèse vient de la vidéo The Egg. Vous avez été toutes les personnes qui existent, et vous vous retrouverez avec la somme de toutes les expériences possibles. Lorsque vous avez aimé, vous vous vous êtes aimés. Lorsque vous vous êtes blessés, vous avez été à la fois victime et bourreau.
  • Hypothèse 3 : Une énergie exploitable et nécessaire
    Et si notre existence était productrice d’une énergie, exploitée par une civilisation future ? On pourrait émettre une forme d’énergie non-mesurable par nos appareils actuels, mais qui servirait à des fins qu’on ne pourrait imaginer.
  • Hypothèse 4 : Enfer et paradis
    Il y a une hypothèse qui me paraît invraisemblable, mais qui est partagée par la plupart des humains sur Terre. C’est le concept d’enfer et de paradis, où ceux qui font le bien iraient se prélasser au paradis, aka vacances gratuites et illimitées. A l’inverse, ceux qui font le mal iront en enfer pour y subir un châtiment éternel. Cette binarité excessive me paraît trop simpliste, injuste et donc inconcevable. En quoi 80 ans de vie pourraient-il permettre à un dieu de juger l’entièreté de votre âme ? De nombreuses conditions aléatoires déterminent votre vie et il est possible que dans cette vie-là, votre âme ne soit pas née dans la bonne famille par exemple. S’il y a un après-monde une fois qu’on est mort, il serait insensé qu’on aille tous s’entasser soit dans le bonheur infini, soit dans le châtiment éternel. Et même si, c’était le cas, quel serait là le but d’un tel système ?..

Enfin bref. On ne saura jamais, parce qu’on essaie de penser plus grand que nous, d’appliquer des concepts d’humain à un Dieu. On parle de simulation, de châtiment ou encore d’énergie exploitable, mais un Dieu ne vit pas de la même manière que nous. Il existe nécessairement des causes et des concepts qui nous dépassent.

Plus j’en apprends, moins je me rends compte que je comprends.



Finalement, tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien.

Je me suis toujours dit que je découvrirai la réponse après ma mort, mais il est également possible que je m’éteigne simplement comme une ampoule morte – qu’il n’y ait rien du tout, le vide total, et que je ne me raconte que des histoires pour justifier mon existence. Mais n’est-ce pas ce que nous faisons tous ? N’est-ce pas le propre de la conscience de s’interroger sur elle-même ?

Nous sommes très forts pour croire aux histoires que nous créons. Pour cette raison, je suis persuadée que nous vivons dans dans le monde que nous nous imaginons. On a chacun notre vision de la réalité. Personne n’a tort, ni raison. Il s’agit juste de plusieurs angles de vue d’un même prisme.

Même si on est que des Sims, je me sens tout de même reconnaissante de pouvoir expérimenter la vie. Je vois la vie comme : un jeu géant, avec un système d’évolution très complexe, où on a plusieurs skills et il faut level-up l’âme pour qu’elle devienne mature. Je profite de l’expérience, et j’essaie juste de vivre comme je le souhaite.

Finalement, quelle que soit la raison de votre existence, vous êtes là et bien présent en train de lire un article random. Libre à vous d’écrire votre propre histoire : vivez, aimez, expérimentez. La vie est une chance, un terrain d’opportunités qui ne demandent qu’à être explorées.

C’est vous qui forgez votre réalité.
C’est à vous de donner du sens à votre existence.


@lalydah

Ultralearning

Comment assimiler une grande quantité d’informations rapidement, et réussir à maintenir un haut niveau de motivation, pour obtenir des résultats efficacement ?


J’ai toujours aimé apprendre depuis petite. J’ai grandi seule, entourée d’internet et de magazines de sciences. Très autodidacte, je me suis formée dans de nombreux domaines, sans jamais avoir lu un seul livre de productivité. J’ai aussi créé une plateforme du même nom que cet article : Ultralearning.fr, qui tente de référencer plusieurs briques de connaissances.

La clé ? Elle vient à la base d’un réel goût pour l’apprentissage, mais aussi d’une obsession pour l’efficacité. Je préfère m’organiser minutieusement en amont, de manière à gagner un temps monstre pendant la réalisation de mon plan. Vous aurez beaucoup + de temps pour faire autre chose ensuite, et ça devient un cercle vertueux. Satisfait de vos réalisations, vous continuerez d’aller encore et toujours plus loin.

Pourquoi aimer apprendre est essentiel ?

Apprendre est satisfaisant et procure un réel sentiment d’accomplissement. Lorsque vous apprenez dans un domaine, cela peut vous resservir ailleurs. Vous pouvez alors donner naissance à encore + de connexions, lorsque vous accueillerez une nouvelle information. Les crossovers entre différentes disciplines sont intéressants. L’un de mes préférés, c’est celui entre sciences et religions par exemple.

Chaque savoir se multiplie en arrière-plan, sans que vous ne vous en rendiez forcément compte. Des connaissances d’un domaine X vous resserviront de manière inattendue à mieux saisir un concept Y. Chaque nouvelle idée assimilée devient une marche supplémentaire, vous élevant un peu plus.

Voici quelques exemples de mes sessions d’ultralearning. Le but était de réussir à assimiler une grande quantité de concepts, sur un laps de temps relativement court :

  • Code de la route : 5 fautes en 5 jours
  • Certification Microsoft : Data Analyst en une semaine
  • DSCG : un master d’expertise-comptable, assimilé entièrement en candidat libre, en 3 mois

Voici les 3 points clés que je développerai à travers cet article. Ceux-ci apparaissent dans l’ordre chronologique de l’apprentissage. Ces conseils sont non-exhaustifs et découlent uniquement de mon expérience personnelle. N’hésitez pas à contribuer avec la vôtre.

  • Étape 1 – Etablir une stratégie d’apprentissage :
    Quoi apprendre, quand et comment? LE PLUS IMPORTANT !!
  • Étape 2 – Se mettre au travail : comment créer de la motivation ?
    Réussir à ne pas procrastiner, se mettre dans un environnement propice au focus.
  • Étape 3 – Retenir sur le long-terme en exploitant vos différentes mémoires.

Etape 1 – Établir un plan d’apprentissage

L’année dernière, j’ai perdu une semaine, soit 20% de mon temps imparti, parce que je n’avais pas prévu de plan. J’ai passé la première semaine à commencer quelques trucs, mais dans le fond j’avais pas vraiment avancé… A partir de la deuxième semaine, j’ai tout minutieusement placé de manière à ne plus pouvoir m’échapper : et j’ai finalement réussi à atteindre mes objectifs !

Travailler sans plan est le meilleur moyen de ne pas avoir d’objectif à court-terme, et laisse donc libre cours à la procrastination. Etablir un plan précis et efficace est donc l’étape la plus importante du processus. Créez votre propre stratégie.

  • Ce que vous faites doit être pertinent par rapport à votre objectif. Très banal, mais important de le rappeler. Êtes-vous réellement certain que ce chemin est celui qui vous permettra d’atteindre votre objectif ? Avant de vous lancer corps et âme dans un projet, assurez vous que tous ces efforts produiront bien les effets escomptés – autrement dit, que le moyen soit bien pertinent par rapport au résultat.

  • Trouvez les connaissances. Quel que soit le domaine que vous voulez apprendre, vous trouverez une quantité incroyable d’informations sur internet. Pour aborder un sujet et comprendre ses enjeux globaux, YouTube est une excellente porte d’entrée. Il existe de nombreux vulgarisateurs sur chaque sujet. Ensuite, vous pourrez vous diriger vers des ouvrages plus spécialisés ou demander des ressources à votre réseau personnel. Et si vous ne connaissez personne…

  • Les réseaux sociaux sont une mine d’or. Twitter pour la veille et le networking. Discord pour la communauté. Reddit pour les questions-réponses. Dans la majorité des disciplines, vous trouverez du contenu gratuit. N’allez pas payer des formations payantes alors que c’est disponible gratuitement ! Rentrez en contact avec des connaisseurs. Fouillez tous les réseaux pour trouver des ressources. Enfin, autre réseau social souvent oublié mais très utile : Facebook. Les groupes ont l’avantage d’avoir énormément de membres actifs, contrairement à ce que vous pouvez penser. Par exemple pour mon DSCG, il existe un groupe de 30k membres sur Facebook, où dès que je posais une question, j’avais la réponse dans les dizaines de minutes qui suivaient. Maintenant que vous avez toutes les ressources, assurez-vous de…

  • Bien comprendre le schéma global : Ma tante dit que notre cerveau apprend par tiroir. Il faut comprendre le schéma général, avant d’ouvrir un nouveau tiroir. Pour cela ayez une bonne vision d’ensemble. N’hésitez pas à passer plus de temps au début pour prendre de la hauteur, cela vous fera réellement gagner du temps pour la suite. Cette étape s’appelle le metalearning. Pour mieux schématiser les liens et tout poser à plat, vous pouvez utiliser une carte heuristique, un tableur Excel ou encore Notion. Les cartes heuristiques, aussi appelées mindmap sont simples à utiliser car elles sont neuro-ergonomiques : elles représentent le chemin neuronal que votre cerveau va utiliser pour aller chercher une information.

  • Identifiez les points cruciaux = et donc aussi les points qui méritent moins votre attention. C’est la fameuse loi de Pareto. Ceci est très important, surtout dans le cadre d’un examen, car il faut accorder plus de temps à l’essentiel. Concrètement, faites une petite analyse statistique sur Excel pour voir ce qui tombe souvent, s’il n’y en a pas une déjà existante. Notez le nombre de pages = représentatif du volume à absorber. Et regardez quels sont les parties à fort ratio (points / temps d’assimilation), tombant de manière récurrente. Ce sont ces parties là que vous devez absolument maîtriser. Exemple : mon but étant d’atteindre une note au moins égale à 10, je n’avais pas besoin de tout apprendre. J’apprenais en profondeur les chapitres qui tombaient souvent et avaient un fort ratio points / temps d’assimilation. Les autres, je ne les ai pas lus, ni même ouverts ! Bilan : j’ai eu une meilleure note en 100 h de travail toute seule, que mes camarades qui ont passé 3 fois plus de temps en suivant tous les cours ET en révisant de leur côté.

  • Tip étudiant – Maîtrisez ces parties importantes, ou bien celles que vous appréciez + que ce qui est attendu, pour combler vos lacunes dans les autres parties. Par exemple, pour l’épreuve de droit, boss final du DSCG, je n’aimais que le droit des obligations, car je trouvais qu’il était très logique. Pour cette partie, je connaissais les numéros et articles du Code Civil par coeur, et même les évolutions historiques avec les dates des arrêts de cassation. Cela n’est absolument pas exigé au DSCG, mais ces petits plus et faits historiques que je rajoutais dans ma copie, pouvaient servir à compenser mon niveau médiocre en droit de la concurrence par exemple. J’avais réellement pris du plaisir à étudier le droit des obligations. N’hésitez pas à approfondir les parties que vous aimez, cela sera toujours récompensé !

  • Identifiez vos difficultés. On en a naturellement, il faut mettre l’accent là où on a du mal. Ça sera les parties sur lesquelles on devra travailler. Ne pas oublier : toujours bien consolider les bases, avant de zoomer au niveau le plus fin. Si vous ne comprenez pas un point, lisez un autre ouvrage, cherchez quelqu’un pour vous l’expliquer, bref multipliez les angles d’approche, jusqu’à ce que ça soit clair.

  • Prévoyez toutes vos périodes de travail avec des objectifs réalisables, précis et datés. « Réviser le droit des obligations », c’est trop vaste pour pouvoir être vérifiable ou atteignable à la fin d’une journée. A partir de quand considérez-vous que vous auriez accompli cet objectif ? A la place, « Terminer le chapitre 2 mardi 03/12 », c’est beaucoup plus concret. Sans objectifs plus petits, plus précis, vous ne créez aucun sentiment d’urgence sur le court-terme, et vous procrastinez plus facilement. Cadrer précisément vos périodes de travail est indispensable, surtout si vous avez une une deadline courte.

  • N’oubliez pas de prévoir également vos périodes de pause. Chaque personne a sa propre limite de productivité. Voici la mienne : sur une semaine intense, il me faut minimum deux demi-journées de pause. Ça peut être un mardi matin et un dimanche aprem par exemple. Prévoyez une pause pour souffler en période d’Ultralearning. En effet, les pauses font partie intégrante du processus d’assimilation. Il faut que les informations tournent comme une tâche de fond dans votre cerveau. C’est ce qu’on appelle le diffuse mode en opposition au focus mode. Le diffuse mode, vous l’avez sûrement déjà expérimenté : c’est grâce à lui qu’on a parfois des éclairs de génie dans notre lit.

  • Prenez conscience de vos périodes pics de productivité, afin de bien découper votre journée. On ne parle plus d’un planning sur un mois, mais d’un planning sur une journée ici. Certaines personnes sont plus productives le matin, d’autres le soir : on appelle cela le chronotype. Faites ce qui est le plus optimal pour vous. Si vous arrivez à focus plus facilement le matin, profitez-en pour fixer vos périodes d’assimilation le matin.

  • A titre d’exemple, voici mon découpage personnel de la journée si cela peut vous guider. Le matin – nouvelle journée : mon cerveau est tout frais, j’en profite pour assimiler de nouveaux concepts. Le midi, je prends une grande pause – 2h mini : je fais 1h de sport, je me lave et je vais manger. L’aprem, je digère, donc je peux surtout pas lire un texte sinon je m’endors haha. Bref, c’est ce moment que je choisis, pour pouvoir faire des cas pratiques : il faut que mon cerveau soit stimulé. Et pour enfoncer le clou, je fais des exos sur des notions que j’ai assimilées la veille. Ca me permet de directement vérifier à J+1 ce que j’ai retenu.

  • Le bon mindset : n’oubliez pas le sens de ce que vous faites. Travailler pour travailler est inutile sans intérêt personnel derrière, et je dirais même sans une once de passion. Enfin, je déteste dire ça parce que fait tellement bâteau : mais croyez-en vous ! Beaucoup de personnes m’ont dit que ce que je tentais était impossible : que ce soit un inconnu sur Twitter, ou encore un manager au bureau. Cela ne m’a pas découragée, bien au contraire : ça a été mon moteur, et au final, j’ai réussi. Vous n’avez pas idée du potentiel de votre cerveau si vous l’exploitez correctement. Organisez-vous bien et vous serez surpris de vous-même.


Etape 2 – Se mettre au travail & créer de la motivation

Maintenant que votre plan est établi et bien structuré, il va falloir le mettre en œuvre, ce qui est totalement différent. C’est bien beau d’écrire des objectifs, encore faut-il avoir la force de s’y tenir… Après tout, nous n’avons de compte à rendre à personne, si nous ne tenons pas nos propres engagements, n’est-ce pas ? Le but ici va être de réussir à se motiver, et d’établir un contrat avec soi-même, visant à créer artificiellement cet engagement.

  • Utilisez la visualisation, imaginez votre future vie de roi. Ne perdez pas de vue le sens de votre objectif. Restez toujours focalisés sur le résultat à atteindre. Cette session d’effort n’est qu’un moyen. Si vous voulez vraiment y arriver, rêvez les yeux grands ouverts. C’est un conditionnement par l’imaginaire. Quelques threads de chefs ici et . La visualisation est un rêve que vous vous racontez à vous-même, mais vous pouvez également parler de ce rêve à vos proches. Beaucoup disent qu’il faut « faire ses projets en secret », mais personnellement, je trouve qu’en parler rend le projet plus réel, plus concret. Il m’engage quelque part aux yeux des autres, et je n’ai donc plus le droit d’échouer : il faut que je réussisse.

  • Créez un sentiment d’urgence via une procrastination volontaire et calculée. Attention ce tip est dangereux, c’est un pari risqué mais qui fonctionne très bien sur moi, car j’adore les challenges. Il nécessite également de bien connaître ses capacités d’assimilation. Il consiste tout simplement à absolument ne rien faire, et tout donner au dernier moment ! Par exemple je me suis donné comme challenge d’assimiler un an de master en 3 semaines. Pour que ce sentiment d’urgence soit très fort, j’ai volontairement rien fait pendant 11 mois (en gros, j’ai kiffé ma vie haha), pour ensuite tout donner 1 mois avant le début des épreuves.

  • The 5-minute rule. Il existe un brain hack qui consiste à se dire « je m’y mets seulement 5 min ». Le plus dur étant le commencement, dites-vous que vous n’allez travailler que 5 minutes. Lancez ensuite un minuteur de 5 minutes, et mettez-vous directement au travail. Lorsque le minuteur sonnera, vous déciderez de si vous voulez continuer ou non. Vous l’aurez compris : il y a de grandes chances pour que vous continuez votre tâche.

  • Rentrez en mode flow. Perseus le décrit comme « un état dans lequel nous sommes tellement immergés dans un sentiment de concentration sur la tâche à accomplir que tout le reste s’efface. » C’est le genre de moment qu’on a quand on joue du piano par exemple. Il faut vraiment essayer de viser cet état de flow lors de vos sessions Ultralearning.

  • Soyez dans un endroit propice au focus. Allez dans des endroits calmes et payants de temps en temps, si vous pouvez vous le permettre. Eh oui, payer 7 € pour une boisson ou une pâtisserie, ça vous oblige à BIEN travailler une demi-journée, car sinon vous auriez payé l’emplacement pour rien ! Payer engendre un engagement de réalisation envers vous-mêmes

  • Éliminez vos sources de distraction. Mettez impérativement votre téléphone en mode avion, les stimuli permanents nous empêchent de nous concentrer. Des pensées parasites surviennent en moyenne toutes les 40 secondes. Pour ne pas se disperser, il existe un moyen de tromper votre cerveau : lui donner une tâche annexe qui va occuper la partie de vous qui divague trop. Vous remplacez donc vos pensées divergentes par un geste mécanique en arrière-plan. On a déjà tous fait ça machinalement : faire tourner un stylo, jouer avec une boule de papier ou un capuchon… Sachez qu’il existe des objets prévus à cet effet, habituellement prescrits aux gens qui ont des TDAH. On les appelle fidgets : ceux-ci peuvent vous aider à focus sans vous éparpiller.

  • Éloignez-vous des personnes toxiques, pour vous focaliser sur vous en période Ultralearning, sans être envahi par des contraintes émotionnelles. N’ayez pas peur de refuser de leur apporter de l’attention. C’est vous qui comptez à ce moment et si ces personnes ne sont pas capables de le comprendre, alors elles ne vous veulent pas réellement du bien. Vous ne vivez pas pour les autres, mais pour vous. Si vous souhaitez accomplir vos objectifs, vous avez besoin de moments de focus. N’importe quelle personne saine est censée le comprendre.

  • Trouvez un partenaire. Juste une personne peut vous suffire. N’hésitez pas à partager votre avancée et vos interrogations avec quelqu’un qui est confronté au même challenge que vous. Ensembles, on avance plus vite.

  • Créez vos propres récompenses. Qui de mieux que vous pour savoir ce qui vous fait du bien ? Offrez-vous un cadeau. Quelque chose que j’avais commencé à mettre en place pour me motiver financièrement, c’était de mettre de l’argent de côté à chaque accomplissement, comme 20 € par chapitre assimilé. Quand j’avais appris tous les chapitres, je me retrouvais avec 600 € que j’avais durement mérité. C’était un cadeau de moi du passé à moi du futur. J’avais gagné le droit de faire ce que je voulais de cette somme.

  • Joignez l’utile à l’agréable. Dans la continuité du point précédent, il faut rendre cette tâche pénible la plus attrayante possible. Le travail et le mérite ne découlent pas de la souffrance. Essayez de kiffer le plus possible ce que vous faites. Par exemple, je me suis acheté le combo iPad / Pencil, pour pouvoir travailler de manière très nomade. Terminé ordi + cahier + classeur + trousse, TOUT dans la tablette ! Cela a grandement facilité ma période Ultralearning. Travailler était devenu nettement plus agréable, et beaucoup plus pratique. Je prenais même du plaisir à faire mes fiches.


Etape 3 – Retenir

Après avoir réussi à vous mettre au travail, et à effectuer quelques sessions de travail, les premières étapes d’ancrage sont en place. L’objectif maintenant va être de retenir sur le long-terme ce que vous avez appris : de passer du stade de la compréhension à celui de la mémorisation.

  • Exploiter ses différentes mémoires. Savez-vous de quelle façon vous retenez le plus ? Les mémoires visuelles vont faire des fiches colorées. Les mémoires auditives peuvent s’enregistrer et s’écouter elles-mêmes. Si vous êtes aussi chanceux que moi et disposez des deux, utilisez-les pour varier l’apprentissage. Exemple : chapitre 1 auditif, chapitre 2 fiches. C’est moins ennuyant et plus stimulant d’apprendre de différentes manières.

  • Pratique et répétition. La fameuse courbe d’Ebingghaus indique le taux de rétention d’une information en fonction du temps qui passe. Si on ne la revoit pas, on l’oublie. Il faut donc créer des points de relecture et révision fréquents au sein d’une période d’ultralearning. Concrètement, je vais toujours relire le matin ce que j’ai appris la veille. Fixez-vous des points relecture à J+1 et J+7. Utilisez des flash cards si vous avez le temps d’en faire. Ce sont simplement des cartes question / réponse. C’est pas mal pour retenir des définitions, des dates ou des formules par exemple.

  • Ne pas être passif dans son apprentissage. Seulement surligner et relire est la méthode la moins efficace pour apprendre. A la place, repartez carrément d’une feuille blanche, et voyez ce que vous pouvez restituer à partir de : rien. On apprend mieux en faisant sortir les données qu’en tentant de les faire rentrer. Ressortir des informations permet une meilleure assimilation car elle vous oblige à faire des liens entre différents concepts. C’est en forçant votre mémoire à parcourir les mêmes chemins neuronaux que vous retiendrez ce que vous voudrez. Considérez qu’un sujet est acquis si vous êtes capable de le réexpliquer et de l’enseigner à quelqu’un d’autre.

  • Soyez actifs dans votre apprentissage : pratiquez et testez-vous régulièrement. On apprend par l’erreur. Pour apprendre très vite le Code de la Route, j’ai noté une à une toutes mes erreurs, que j’ai regroupées ensuite par catégorie. En 5 jours, je faisais moins de 5 fautes. Des études ont montré que c’est lors des examens que les étudiants progressaient le plus.

  • En deadline courte, il faut arrêter avec la théorie, place à la pratique ! Pour les épreuves de droit et de comptabilité du DSCG, j’avais commencé à ouvrir des manuels puis j’ai réalisé qu’ils me faisaient perdre un temps fou… A la place, j’ai fait et refait pleins de cas pratiques, jusqu’à les maîtriser parfaitement. Je comprenais la théorie par la pratique, c’était 10 fois plus rapide que lire 20 pages. Comme j’essayais de vraiment comprendre la logique derrière, j’ai fini par maîtriser chaque sujet. L’autre bonus – une pierre, deux coups : vous êtes directement prêts pour savoir ce qui est attendu à l’exam. A force de voir la même question dans 5 cas pratiques différents, vous comprenez qu’il s’agit d’un point important : et donc vous l’apprenez sur le bout des doigts. Vous l’aurez compris, s’exercer à l’examen final est le meilleur moyen pour apprendre.

  • Pour les plus curieux d’entre vous, intéressez-vous au fonctionnement cognitif de l’apprentissage. Pas besoin de chercher bien loin pour ça : le plus accessible c’est encore une fois YouTube. Idriss Aberkane parle de neuroergonomie. Je vous recommande également le BOSS inégalé de la productivité Ali Abdaal : médecin, entrepreneur, youtubeur, investisseur, illustrateur, musicien. Big up également à Quentin, un vrai couteau-Suisse made in France !


Voilà, c’est la fin de cet article, qui se démarque particulièrement des autres, car il n’invite pas à la réflexion mais agit comme un petit guide d’astuces pour apprendre plus efficacement. Cet article est souvent mis à jour. Je vous conseille de le garder quelque part, de revenir dessus de temps en temps, si vous avez une baisse de motivation ou de rigueur. Une première lecture ne suffira pas à bien mettre en place ces habitudes.

N’hésitez pas à m’envoyer des conseils, partager votre expérience personnelle, ou toute autre ressource utile. On est là pour progresser tous ensembles. Force à vous et à vos projets. On se retrouve au sommet dans 10 ans !

@lalydah